PAINTINGS 2011-2013
Sortie de terre
Nuit criminelle
Le buste
Au feu
La Paille


1073 81X60  Sortie de terre 23 8 2011 Les pavillons sous Bois (oil on linen)

Elle était sous le coup de l’épouvante. Ses armes à lui étaient de celles des hommes pour qui la bataille ne venait que de commencer. Elle n’osait pas s’enfuir parce que son rêve ne l’avait pas aidée à  l’élever su-dessus de ses limites. Elle a vécu avec l’épouvante jusqu'à ce qu’elle soit bannie par sa propre raison.  Durachta, 2013




1074 81X60 Nuit criminelle 23 8 2011 Les pavillons sous Bois (oil on linen)

Comment évoquer un tel homme. Sur le coup, je n’ai pas pensé qu’il pouvait faire ce qu’il a fait. La nuit était noire comme de la suie dans la forêt. Les arbres immobiles ne semblaient même pas se détacher de cette nuit si noire. Et il a osé. J’ai  pu me débattre et fuir. Mais l’autre n’a pas pu fuir. Il l’a tuée. La jeune fille. Durachta, 2013

 

1103 Le buste 73X60 Les Pavillons Sous Bois 1 12 2011 (oil on linen)

L’homme traversait les allées du grand salon sur son fauteuil roulant. Personne n’était dupe. Tous avaient l’habitude de bien se tenir en de telles occasions. Il fallait être digne. PARAITRE. L’homme ne parlait pas. Il finissait lentement de dérouler le tapis prestigieux qu’il avait offert à celle qui le berçait encore d’illusions.  Durachta  2013



1110 Au feu 81X100 Les Pavillons sous Bois 13 2 2012 (oil on linen)

Elle arpentait les allées où on pouvait y voir des feux. C’était l’hiver. Un hiver parisien. Il fallait sortir par n’importe quel temps. Pas rester coincé entre des murs où il n’y a rien à faire. Elle prenait ses sacs, les remplissait. A la vue des feux si beaux, elle croyait à sa chance, elle y croyait sans s’inquiéter du temps qui passe, les feux brillaient dans ses yeux et embrasaient son âme comme pour la calciner mais la fraîcheur des arbres même nus, la rassurait.  Durachta, 2013



1161 La Paille 73X60 Les Pavillons sous Bois 23 4 2013 (oil on linen)

A la saison des blés murs, il prenait sa fourche. Le soleil était puissant bien plus que rayonnant. L’homme qui n’oubliait rien, prenait la peine de se baisser et de se relever. Des sons clairs lui parvenaient comme un écho venant du lointain. Et puis l’enfant qui a grandi prés de lui,  a secoué tout ce qui alourdissait sa mémoire et  lui a donné une voix.  Durachta, 2013